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Réchauffement climatique :
un milliard de migrants en 2050 

Le rapport d'une ONG britannique met en garde contre les effets du réchauffement climatique sur les populations. Selon elle, un milliard de personnes migreraient d'ici 2050.

 

Le ciel pollué de Los Angeles au coucher du soleil, le 17 novembre 2006

Le ciel pollué de Los Angeles au coucher du soleil, le 17 novembre 2006 (AFP)

Une organisation humanitaire britannique prévient lundi dans un rapport qu'en conséquence du réchauffement climatique, au moins un milliard de personnes vont migrer d'ici à 2050. Le réchauffement exacerbera les conflits et les catastrophes naturelles actuels, et en créera de nouveaux. Le rapport est intitulé "Marée humaine: la véritable crise migratoire". Christian Aid émet un "avertissement sans ambages sur le rythme d'accélération des déplacements de population au 21e siècle". "Le nombre de personnes qui ont quitté leurs foyers à cause des conflits, des catastrophes naturelles et des grands projets de développement (mines, barrages) est déjà étonnamment élevé (163 millions selon les estimations de l'ONG)", selon l'organisation.
"A l'avenir, les changements climatiques vont le faire grimper encore plus", écrit l'ONG, qui demande une "action urgente" de la communauté internationale afin de prendre de "fortes mesures de prévention". Selon Christian Aid, 645 millions de personnes vont migrer à cause de grands projets (15 millions par an actuellement). 

3,2 milliards de personnes manqueront d'eau

"Nous pensons que la migration forcée est désormais la menace la plus pressante contre les populations pauvres dans les pays en voie de développement", selon John Davison, un des auteurs du rapport. "L'impact du changement climatique est la grande, l'effrayante inconnue de cette équation" se soucie l'ONG. L'ampleur de ce changement aura pour conséquence des catastrophes d'envergures diverses. 
Selon Christian Aid, 250 millions de personnes vont migrer à cause de phénomènes liés aux changements climatiques (inondations, sécheresses, famines) et 50 millions à cause de conflits et atteintes aux droits de l'Homme. 
Le rapport souligne que d'ici 2080, entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes manqueront d'eau et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim, citant des données non encore publiées du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Chaque année, entre 2 et 7 millions de personnes seront touchées par la hausse du niveau des océans.

"Un monde avec beaucoup d'autres Darfour"

Les vastes déplacements de population "vont alimenter les conflits existants et en générer de nouveaux dans des régions du monde, les plus pauvres, où les ressources sont les plus rares". "Un monde avec beaucoup d'autres Darfour est le scénario cauchemar de plus en plus probable". L'ONG insiste par ailleurs sur les déplacements à l'intérieur même d'un pays qui ne sont pas considérés comme des migrations par le droit international. La Colombie, le Mali et la Birmanie seront particulièrement touchés par ces déplacements internes d'après le rapport. L'ONG souhaite "beaucoup parler des personnes qui essaient de venir en Europe et dans d'autres pays riches. La crise réelle est en train de se préparer sur le long terme mais elle reste largement ignorée", a souligné John Davison. L'ONG a publié ce rapport à l'occasion de sa cinquantième collecte annuelle de fonds à domicile au Royaume-Uni. Elle souhaite collecter 15,5 millions de livres (22,72 millions d'euros).

 

par cristobal publié dans : le rechauffements climatique
Mercredi 13 juin 2007

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Titre : Climat : Histoire d'une guerre secrète.
Gaz à effet de serre et réchauffement climatique

Les gaz à effet de serre sont naturellement présents dans l’atmosphère et représentent moins de 1.% de l’ensemble des composés la constituant.

C’est en modifiant cette proportion que les activités humaines émettrices créent un effet de serre additionnel, en partie responsable des changements climatiques.
Un effet de serre additionnel aux conséquences néfastes

Le niveau des principaux gaz à effet de serre(GES) augmente avec les activités humaines.
Or, l’énergie renvoyée dans l’espace diminue au fur et à mesure qu’augmente la concentration de GES.
Sachant qu’à long terme la terre doit renvoyer autant d’énergie qu’elle en reçoit, le climat doit évoluer pour rétablir l’équilibre entre l’énergie incidente et l’énergie ascendante.
Cet ajustement implique un réchauffement global de la surface de la terre et de la basse atmosphère connu sous le nom « d’effet de serre additionnel ».

Des rétroactions positives et négatives encore mal connues

La hausse des températures engendrée par l’effet de serre additionnel devrait s’accompagner de nombreux changements affectant :
• la couverture nuageuse,
• le régime des vents
• la circulation des courants océaniques.
Certains changements pourraient accentuer le réchauffement (rétroaction positive), d’autres le contrecarrer (rétroaction négative).
Une grande incertitude subsiste autour de ces rétroactions, du fait d’une connaissance partielle de certains mécanismes physiques et de l’ampleur des changements climatiques.

Des aérosols d’origine humaine et naturelle qui refroidissent le climat

Les émissions de soufre provenant des centrales au charbon et au fioul ainsi que la combustion de matières organiques (résidus de récolte, fumée qui accompagnent le déboisement) produisent des micro particules appelées aérosols.
En renvoyant la lumière du soleil dans l’espace et en favorisant la constitution de nuages, ces aérosols entraînent un refroidissement.
Toutefois, compte tenu de leur faible durée de vie dans l’atmosphère et de leurs conséquences néfastes (dégradation de la qualité de l’air, pluies acides), ils ne peuvent pas être utilisés pour lutter contre le réchauffement climatique.

Des puits de carbone qui stockent la moitié des émissions anthropiques

En 2000, l’ensemble des pays de la planète a émis 6 GteqC
« Seulement » 3 GteqC s’accumulent dans l’atmosphère.
L’autre moitié est absorbée par les puits de carbone : forêts (0,7 GteqC) et océans (2,3 GteqC).
L’évolution de la capacité de stockage des puits de carbone est incertaine car dépendante de l’impact du changement climatique sur le cycle du carbone.
Certaines observations laissent penser que « la capacité de stockage des puits de carbone évolue en sens inverse de la température moyenne du globe ».

Questions clés sur le système climatique et ses relations avec l’homme

Source : GIECC(Groupe International d’Experts sur le Changement Climatique)

par cristobal publié dans : le rechauffements climatique
Mercredi 13 juin 2007

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